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Textes essais
| La
poésie roumaine d’aujourd’hui |
| À
quoi ressemble cette section transversale dans la poésie
roumaine d’aujourd’hui, telle qu’elle ressort
de la petite anthologie proposée dans les pages suivantes
? Quels seraient les obsessions, les états d’âme
qui hantent après avoir parcouru les textes de vingt poètes
vivants en Roumanie ?
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| Manifeste
pour Fondane |
En lisant,
en relisant les textes poétiques et philosophiques de Fondane,
non pas comme spécialiste ou exégète de son
œuvre étonnante mais comme simple lectrice et poète,
d’où vient donc cette impression persistante, cette
conviction irréductible, d’une connivence spirituelle
profonde et, en même temps, d’une coïncidence intérieure
étonnante ?
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| Une
complicité de plus en plus partagée : les relations
franco-roumaines |
On pourrait
disserter à n’en plus finir sur les liens, les attractions,
les liaisons franco-roumaines tout au long des deux derniers siècles,
tel qu’il en serait si on parlait d’une longue histoire
d’amour, parfois excessive, parfois tortueuse, mais toujours
étonnante dans sa tenace vitalité. Comment expliquer
en quelques mots cet étrange phénomène d’
« auto-colonisation culturelle » dont parlait Pompiliu
Eliade dans son livre fameux - de cette volonté explicite
de se laisser modeler par la langue et la culture françaises,
qu’ont éprouvée les Roumains, surtout au 19ème
siècle mais aussi au siècle dernier ? Une francophonie
élective, doublée d’une francophilie active,
infatigable, et pimentée parfois même d’une
franco-folie excessive, ironisée par certains des grands
écrivains roumains au début du 20ème siècle
- cela doit avoir une raison historique profonde.
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| Ion
D. Sîrbu, ou l’autobiographie fictionnalisée |
Dans
la culture roumaine d’après 1989, l’impression
domine – fausse à mon sens – que, ce que l’on
appelle les révélations tant attendues de la «
littérature de tiroir », littérature qui,
en raison de son attitude fort critique, n’aurait pas pu
être publiée pendant le régime communiste,
n’avaient pas été à la hauteur des
attentes. Cette impression est discutable à plusieurs points
de vue, puisque les mémoires, les journaux intimes et les
témoignages qui n’avaient pas pu voir le jour avant
la révolution de décembre, ont littéralement
envahi le marché du livre roumain dans les années
1990. Mais même si on pense aux romans et aux écrits
de fiction de toutes sortes, quelques nouveaux titres d’auteurs
connus, parmi lesquels les écrivains exilés ont
représenté un contingent important, et surtout quelques
nouveaux noms, totalement inconnus ou presque auparavant –
comme Nicu Steinhardt, Ion D. Sîrbu, Horiu Roman Patapievici
– ont réussi à bouleverser non seulement les
hiérarchies littéraires en place, mais aussi l’opinion
publique au sens large
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